NATIVE HORSES :

Notre projet

Ce que nous voulons vraiment avec Native Horses, c'est enseigner par l'exemple et par l'expérience comment se reconnecter à la nature et aux chevaux. Par là, nous nous reconnectons nous même à notre véritable être intérieur.

Avec les enseignements de sagesse ancestrale des peuples indigènes, nous nous  reconnectons avec le chamane intérieur.

En apprenant à connaître les chevaux, nous nous reconnectons à la nature. Dans la tradition des Navajo, le "Hozho" est une philosophe de vie où tous les éléments sont dotés de conscience.

« Que tes pas marchent dans la beauté » disent les Navajos.

Avec Nathalie Dubuc ,  Anne-Charlotte Monteiro, Sylvain Gillier, et les bénévoles de l'Association, nous avons créé ce projet d'échange avec les culture amérindienne autour des traditions du cheval.

 

Nathalie Dubuc est producteur de films, avec notre vieux compère Stéphane Barbato de Bandits Productions, elle a réalisé HOZHO, Marcher dans la Beauté, ce film extraordinaire qui reflète tellement bien l'ambiance si particulière dans la réserve amérindienne Navajo ( voir le trailer ICI). Le livre "Hozho" publié chez Trédaniel explique comment la relation altruiste avec les chevaux, façon Navajo, se développe dans nos sociétés modernes avec ses pratiques comme l’élevage éthologique, l’équithérapie et la communication animale. Le livre carte  Bénédiction Hozho et Sagesse Navajo délivre un message à méditer sur la sagesse et les enseignements ancestraux. Les 40 cartes, illustrées par le peintre Navajo Jimmie Joe, sont en reliance avec le sacré, le peuple saint et les fondements du cycle des quatre dimensions et la symbolique du panier de cérémonie. Elles interviennent sur l’esprit, le physique, le mental et le spirituel.

 

Anne-Charlotte est secrétaire de l'association , elle nous aide pour l'organisation pratique des activités en Europe et aux États-Unis.

 

Sylvain Gillier présente son histoire et son expérience avec la culture Navajo lors d'une interview réalisée en 2019 pour le Salon Cheval Bien Être de Paris:

"Quelques mots sur mon histoire, parce que cette histoire est liée aux projets Native Horse.  Je suis enraciné dans la tradition spirituelle de l'Europe et  de formation médecine anthroposophique, la médecine de Rudolf Steiner. Lors d'une formation sur l'équithérapie en Arizona, je me suis retrouvé à animer des ateliers de guérison par le cheval dans la nation Navajo. J'ai été littéralement catapulté dans cette culture amérindienne que je ne connaissais pas du tout.  

 

En fait, nous nous sommes bien entendus et j'ai commencé à donner des séances de reconnexion au cheval avec eux, et à rencontrer tout un tas de gens plus fascinants les uns que les autres. Après plusieurs séjours en immersion, des contacts avec des praticiens traditionnels faisant partie de l'église amérindienne entre autres, j'ai eu toute une série d'intuitions et de visions avec des symboles qui me semblaient faire partie de la culture des Navajo. J'ai tout de suite pris conscience du danger qu'il y a à parler de cela, parce que aujourd'hui, les Navajos sont très susceptibles pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'appropriation culturelle, et extrêmement protecteurs de leur propre culture, et on ne peut pas les blâmer pour cela. Je ne voulais pas parler d'une culture qui n'est pas la mienne, divulguer des cérémonies , et encore moins passer pour un "chamane" initié par les Indiens...

 

Comme j'ai un esprit scientifique, j'ai donc fait tout un tas de recherches bibliographiques, pour vérifier mes intuitions. J'ai suivi un diplôme universitaire à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, pour mieux comprendre la cosmologie des peuples traditionnels, leur conception de l'espace et du temps. J'ai aussi fait des recherches dans plusieurs archives de l'Université de l'Arizona, à Tucson, Phoenix et Flagstaff.  Sans rentrer dans les détails, disons que j'ai trouvé la confirmation et aussi l'explication de plusieurs de mes intuitions.  Il faut dire peut-être, que dans les années 1920, les Navajo pensaient que toute leur culture allait disparaître, avalée par la colonisation des blancs.  Pour eux, la transmission du savoir est fondamentale. Et donc, de manière pragmatique,  ils ont transmis la plupart de leurs histoires, de leurs peintures de sable et de leurs cérémonies à des anthropologues. C'est leur héritage spirituel, et il se trouve dans les livres des blancs. Je crois que certains ont compris de quoi il s'agit, par exemple John Farella, un anthropologue qui est lui meme devenu un praticien Navajo, avec son livre sur la philosophie des Navajo, The Main Stalk",  Les Navajos continuent à transmettre, mais depuis une quinzaine d'année,  ils sont devenus très sélectifs et très "touchy" pour toute tentative d'appropriation de leurs savoirs.

Les Navajos disaient dans une ancienne prophétie que l'enseignement sacré serait retrouvé dans les livres des blancs. J'ai l'impression que cette prophétie s'est réalisée. Peut-être faut-il préciser que ce n'est pas dans les livres Nouvel âge que l'on va trouver l' héritage spirituel des Apaches ou des Navajo. Pourquoi ? Et bien parce que ces livres sont souvent des témoignages de deuxième ou troisième main, ou alors écrits par des personnes  qui veulent vendre leurs cérémonies et faire leur publicité.

Par exemple, le medicine man Navajo Jones Benally me mettait en garde contre les rituels créés par  Sun Bear, dans les années 90. Sun Bear a créé beaucoup de confusion en "enseignant" des pseudo-cérémonies à Sedona. C'est un peu triste, parce qu'au départ il voulait sincèrement partager les savoirs traditionnels amérindiens avec les Blancs. Mais ses enseignements ont été complètement détournés.

En fait,  c'est plutôt dans les retranscriptions ethnographiques  des années 20 et des années 30 que l'on retrouve l'enseignement authentique des Navajos. Ce sont des livres qui ne sont pas du tout d'accès facile, stockés dans des archives, destinés à des chercheurs et des universitaires, souvent écrits en langue Navajo en partie. Franchement on ne peut pas les comprendre si on ne connaît pas la réalité de ce que sont les Navajo aujourd'hui. Cela fait que, pour pleinement comprendre de quoi il s'agit, et sans trop se prendre la tête,  il faut avoir été  sur place et être immergé dans la culture.

 

C'est pour cela que je crée ces possibilités de partage. Pour s’immerger et faire soi-même l'expérience. Rien ne peut remplacer l'expérience directe. Et il y a un énorme choc des cultures. Il y a aussi le problème de l'appropriation, et en fait une grande partie de ce que nous connaissons sur les Indiens, en France, c'est des fragments de cérémonies ou de chants sacrés qui ont été empruntées, pour ne pas utiliser le mot "volées", à la tradition des Lakota ou des Ojibwe. Chaque nation amérindienne à sa propre histoire, sa propre langue, ses propres cérémonies. Beaucoup de ces histoires sont privées, et on ne peut pas vraiment les comprendre si on ne connaît pas le contexte, pas plus qu'on ne peut pas comprendre ce qui se passe dans un petit village du Morvan si on ne connaît pas les habitants et leurs histoires.

 

Peut-être faut-il le dire, mon expérience n'a pas grand-chose en commun avec l'enseignement des 13 grand-mères, la voie rouge sacrée, les enseignements de la roue de médecine, les animaux-totem ou le chamanisme toltèque. Bien sûr cela n'enlève rien à la valeur de ces enseignements, mais quand on est sur le terrain, qu'on vit dans les réserves Navajo et Apache comme je l'ai fait, ce n'est pas du tout ce que l'on retrouve.

 

Enfin bref, toujours est-il que j'ai validé beaucoup de mes visions et intuitions avec des personnes médecine vivant aujourd'hui, autour des traditions du cheval, chez les Apaches et chez les Navajo.

 

Parmi ces personnes, il y a Sam Begay ( dont le témoignage a été transmis à une des ethnologues qui à mon avis  a le mieux compris les Navajo,  Marie-Claude Feltes-Strigler  , que j'ai rencontré pour la première fois avec la  famille Benally de Pinon) -  et aussi l'épouse de Sam, Eileen Begay, diagnosticienne Navajo, que je rencontre chaque fois que possible, le Hataali Buck Navaho, aujourd'hui presque centenaire, ou encore Ty Jones, Jay Begay, Paul Tohlakai, Ron Jackson, Louis et Sy Johnson de la Nation Tohono O'odham, et bien d'autres qui préfèrent rester anonymes. Le premier livre à lire ? Celui de Marie-Claude, Moi, Sam Begay, Homme-médecine Navajo. Je connais la famille Begay. Le livre est un reflet fidèle  de la sagesse, de la gentillesse incroyable , de l'humour et de l'humilité de Sam.

 

Je crois vraiment que les enseignements traditionnels sont absolument nécessaires aujourd'hui, parce que le monde est en pleine transition, il vacille sur ses bases, l'économie est en train de s'effondrer, et nous devrons tous à un moment ou à un autre retrouver les pouvoirs originels des peuples nomades, des peuples racines, la connexion avec la nature et avec les animaux. "

 

Comment est-ce que on peut faire pour nous reconnecter à la nature et marcher les chemins de Hozho dans la Beauté ?

 

La première question à se poser, c'est plutôt  : comment est-ce que nous avons été déconnectés de la nature. Car, pour les Peuples Racines, tout est vivant autour de nous. Le soleil, la lune, le ciel et les étoiles, les montagnes avec leurs sources et leurs lacs, les rivières et les fleuves, et même chaque souffle de vent. Tout est vivant autour de nous.   Nous sommes sans cesse connecté.es à la nature et aux animaux, littéralement à chaque battement de cœur.

 

Mais en tant que "personnes civilisées", qu'Occidentaux, on nous a en quelque sorte hypnotisés pour nous faire croire que nous sommes séparés de la nature. Alors la première chose, c'est d'ouvrir la porte à l'espace des possibles, d'avoir le courage d'aller au-delà de nos propres croyances, d'oser partir à l'aventure et d'ouvrir l'espace des possibles.

Bientôt, notre vie devra retourner à l'harmonie, à la beauté, à la puissance rayonnante de ce qu'elle était à l'origine. C'est ce que la Terre-Mère essaie de nous dire dans cette période si spéciale: nous devrons retourner un mode de vie sans frontières, tout comme les peuples nomades ou les chevaux.

 

Notre intention avec Native Horse, c'est de montrer la direction de ce chemin vers la beauté.

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43, rue Ch. de Gaulle

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